dimanche 9 décembre 2018

Retour sur 3 semaines intenses passées sur le terrain.

             Nous venons de passer plusieurs semaines très riches en ETHIOPIE,
et avons eu le privilège de visiter des groupes de femmes ainsi que certaines des plus défavorisées et voir l'impact et le bénéfice de ces projets de micro finance en groupes SGH.

Ces projets sont bien plus qu’économiques avec une dimension humaine sociétale et spirituelle d’espérance qui redonne espoir et dignité.

1) BUREAU TESFA à GONDAR

 En compagnie de Tilahun, notre directeur depuis 9 ans


Bureau des assistantes sociales qui accompagnent les groupes de femmes




Dans la ville de Gondar, il y a une trentaine de groupes de femmes, qui représentent au total plus de 400 femmes
Tout est minutieusement répertorié dans des classeurs, en attendant d’être prochainement informatisé.



                                  partage de                                                      vêtement de France.













2) Visites des groupes en compagnie de Tilahun

Une réunion d’un groupe SHG



 Tilahun en compagnie d’une jeune fille qui vient de recevoir son prêt




 Oui ! 4 femmes vivent dans l’indescriptible


 jeune femme et son enfant devant cet abri de morceaux de plastic et bout de bois


 une maison confortable ou la famille 2 sœurs 1 frère 1 enfant a pu trouver un refuge




 en compagnie d’un petit garçon studieux et adorable :

                                                            les jolis dessins !


 partage du café, un moment convivial et de joie











 En route vers de nouvelles visites : à pied et en touk touk





Handicapée sur un fauteuil cassé avec sa vieille machine, grâce au programme SHG, cette jeune femme va être aidé pour acheter un nouveau matériel de couture.





Jeune femme à la rue sans domicile, survit ...urgence de l’intégrer dans un groupe












3) Réunion

 Évaluation du projet à Addis



Une ÉVALUATION interne préparée depuis un an avec un questionnaire sur un échantillon de 150 femmes a été faite ces dernières semaines, un rapport des experts est en cours.

.

Nous avons eu une réunion avec eux à ADDIS
en présence de TILAHUN, notre responsable projet.


Experts Éthiopiens travaillant pour de grosses associations internationales. Résultats
encourageant pour démarrer une nouvelle étape.
UNE ÉVALUATION par le gouvernement et les autorités de Gondar qui ont visité les femmes avec un très bon retour et félicitation de faire un programme ou l'on n'apporte pas d'argent extérieur mais on a cette volonté d'autofinancement structure. 

ÉVALUATION   AUDIT FINANCIER EN COURS pour pouvoir gérer a la fois les prêts, mais aussi séparer les frais de fonctionnement et SURTOUT PRÉPARER UNE AUTONOMIE FINANCIÈRE 
Progressive pour que le PROJET AUTO FINANCE son personnel et ses frais de fonctionnement 

UNE NOUVELLE STRUCTURE POUR UNE AUTONOMIE ET DÉVELOPPEMENT LONG TERME : TEL EST LE BUT .




4) Médical

PROJET médical   maladies non contagieuses (NCD).


André a pu avoir de nouveaux contacts avec les responsables du projet NCD à ADDIS   et GONDAR.
De nouveaux éléments encourageants permettent une lueur d'espoir: 
- Arrêt des troubles dans la région (on ne pouvait plus depuis 2016 visiter les centres de sante avec les véhicules de l’université).
- Structure administrative en place a l’université et l’hôpital de GONDAR (on avait chaque année des interlocuteurs différents).

Un programme National NCD a été mis en place:
Le DR YOSEPH notre référent est revenu pour ce programme au ministère de la santé à ADDIS jusqu'en 2022 ! en partenariat avec les universités anglaises qui poursuivent le programme THET et THENA. Le Dr ABERE vient d’être nommé responsable du programme a GONDAR (depuis 2 mois).

NCD : No Contagious Diseases


Dr JOSEPH, conseiller NCD au ministère de la santé à Addis, en compagnie du Dr André ORLUC.









Dr ABERE et le photomètre offert par TESFA France pour le projet NCD (photo nov. 2018)

Dr FiISHA et ABERE, médecins coordinateur clinique et NCD à l’hôpital universitaire de Gondar.










Professeur Mark CLARFIELD (Israël) coopérant à l’hôpital Universitaire de Gondar.




5) ARTISANAT 


L'artisanat joue un grand rôle dans le financement de nos projets.













Nous continuons à avoir des contacts et achats avec nos fournisseurs à ADDIS et GONDAR en essayant de privilégier les structures associatives locales.




























PLUIES diluviennes dans le marché de Gondar.



















6) Ballades




La nature envoûtante du Parc des Simiens est un spectacle permanent









mercredi 5 décembre 2018

Vente Solidaire


Les fêtes de Noël approchent ! 
C'est le moment de penser à vos cadeaux pour vos proches.

vendredi 12 octobre 2018

Evaluation du projet SHG


 
Bonjour les amis ,

VOILA BIENTÔT DIX ANS QUE NOUS TRAVAILLONS A GONDAR en partenariat avec l'ONG TESFA LE WOGEN ,
et TILAHUN AMANU comme RESPONSABLE DU PROJET.

FORMATION DE GROUPES DE FEMMES pour le MICRO CRÉDIT  ( groupes SHG / Self Help Groups)

UNE ACTION TECHNIQUE POUR LES FORMER ET ORGANISER LES GROUPES  et  
UNE ACTION COMMUNAUTAIRE POUR DONNER UNE ÂME , UN SUIVI ET L'ACCUEIL.

Nous avons un agrément de 5 ans avec les autorités locales de la région de GONDAR

PLUS DE 400 familles bénéficient de cette structure  :  
GROUPES SHG de 10/15 femmes , REGROUPES en GROUPES " CLUSTERS " 2 DÉLÉGUÉS par groupe  "d'une dizaine de groupes

OUI après toute ces années UNE ÉVALUATION IMPORTANTE DU PROJET
 Va avoir lieu cette semaine.
( Enquête , questions et  traitement informatisé , analyse et suggestion pour la prochaine étape par des spécialistes du micro crédit  )
Nous préparions cette évaluation depuis un an avec  tous les problèmes que vous ne pouvez imaginer !!

 Buts essentiels :

AIDER A LA STRUCTURATION DU PROJET , en particulier DES "CLUSTER "
( DÉLÉGUÉS DE CHAQUE GROUPE  POUR ÊTRE PARTIE PRENANTE ET CO -RESPONSABLES DU PROJET)

PRÉPARER A L'AUTONOMIE DU PROJET  ( TESFA -FRANCE EST UN TUTEUR QUI VA SE RETIRER PROGRESSIVEMENT )
PROJET QUI DOIT DEVENIR AUTONOME ET S'AUTO FINANCER PROGRESSIVEMENT  (but du développement durable).

PRÉPARER UNE EXTENSION DU PROJET A LARGE ÉCHELLE ,
Devant son succès, DE NOMBREUX GROUPES SONT EN ATTENTE ,
 Mais il faut garderLA QUALITÉ, QUI PRIME SUR QUANTITÉ !

(EN DIX ANS NOUS N'AVONS REÇU AUCUNE SUBVENTION.
D.. MERCI !!, mais des dons  et vente d'artisanat ,
( UN BUDGET ENCADRE ,VÉRIFIÉ ET TOTALEMENT REVERSE   )

UN GRAND MERCI A TOUS , POUR VOTRE AMICAL SOUTIEN ET LES PRIÈRES      
Au nom de  l'équipe de TESFA -France        
André        
A TRES BIENTOT !













































































































jeudi 2 août 2018

L' Ethiopie s'invite à Lourmarin !

Si vous êtes de passage à Lourmarin dans le Lubéron cet été 2018, 
visitez le Temple qui est exceptionnellement ouvert durant 2 semaines,
avec son exposition sur l'histoire des Vaudois, 
ainsi qu'une vente d'artisanat Éthiopien, 
au profit de projets de micro finance pour des groupes de femmes en Éthiopie.

mardi 24 juillet 2018

Le salon de beauté de Mahlet

       "Mahlet Mekonen" est une jeune fille de 25 ans inscrite dans le projet de microfinance d'un SHG nommé "Hamus Gebeya".
 Mahlet a rejoint ce groupe en Septembre 2017 et a réussi à économiser 1053 birr.
  
En 2012, Mahlet a abandonné ses études secondaires en 9e année et l'année suivante (en avril 2013), elle s'est rendue dans un pays arabe (Oman) pour occuper un emploi de femme de ménage.
 

 Après deux années de travail à Oman, Mahlet a terminé son contrat et est rentrée chez elle en mars 2015. Avec l'argent économisé d'Oman, elle souhaitait démarrer une activité, mais aucun organisme ne l'a encouragé et finalement elle a perdu son temps.
Très vite, en juin 2015, Mahlet est retourné à Oman. Là, elle a souffert de la famille arabe chez laquelle elle travaillait, en particulier de la fille aînée de cette maison. 
 Mahlet était considérée comme une esclave et finalement elle a décidé de rentrer en Éthiopie, mais la famille a refusé de la dédommager. Elle réussit néanmoins à repartir en Éthiopie en août 2017, laissant derrière elle les huit mois de salaire qu'on lui devait et avec une grande douleur.
  
Quand elle est arrivée à Gondar, en regardant ses voisins se réunir, et discuter de la vie. elle a demandé s'il était possible de rejoindre le groupe. Le groupe a chaleureusement accueilli Mahlet et lui a conseillé de créer un salon de beauté.

 Ensuite, Mahlet a rejoint le programme SHG et un collège de beauté à Azezo, Gondar. Après avoir suivi une formation sur la beauté de trois mois, elle est diplômée de "Ruth Beauty College".
  
Après l'obtention du diplôme, Mahlet a acheté des équipements de salon de beauté pour femmes et a démarré l'entreprise dans la maison de sa mère. L'entreprise se passe bien même si certains jours aucune cliente ne visite le salon. Parfois, généralement pendant les vacances, elle reçoit beaucoup de clients et l'entreprise devient plus intéressante.
 
La semaine dernière, Mahlet a demandé un prêt de 3000 birr pour acheter plus d'équipement pour le salon. Le groupe a discuté et a accepté le prêt.
 

 Comme d'habitude, Tesfa Le_Wogen a donné un chèque de 3000 birr.
 


 Mahlet Mekonen" is a 25-year-old girl enrolled in the microfinance project of a SHG named "Hamus Gebeya".
 
Mahlet joined this group in September 2017 and managed to save 1053 birr.
  
In 2012, Mahlet dropped out of high school in grade 9 and the following year (in April 2013) she went to an Arab country (Oman) to work as a cleaning lady.
 
After two years of work in Oman, Mahlet completed her contract and returned home in March 2015. With the money saved from Oman, she wanted to start an activity, but no organization encouraged her and eventually she lost his time.Very quickly, in June 2015, Mahlet returned to Oman. There, she suffered from the Arab family she worked for, especially the older daughter of this house.
 
Mahlet was considered a slave and finally decided to return to Ethiopia, but the family refused to compensate her. She nevertheless managed to return to Ethiopia in August 2017, leaving behind the eight months of salary that was owed to her and with great pain.
  
When she arrived in Gondar, watching her neighbors get together, and discuss life. she asked if it was possible to join the group. The group warmly welcomed Mahlet and advised her to create a beauty salon.
 
Then Mahlet joined the SHG program and a beauty college in Azezo, Gondar. After three months of beauty training, she graduated from Ruth Beauty College.
  
After graduation, Mahlet purchased women's beauty salon equipment and started the business in her mother's home. The business is going well even though some days no customer visits the show. Sometimes, usually during holidays, she gets a lot of customers and the business becomes more interesting.
 
Last week, Mahlet asked for a loan of 3000 birr to buy more equipment for the show. The group discussed and accepted the loan.

 
As usual, Tesfa Le_Wogen gave a check for 3000 birr.

mardi 12 juin 2018

Addisie Azene





"Addisie Azene", age approximately 40, is a widow and a mother of three children, two boys and one girl. She is a member of a group named "Serto Masaya No 1". Addisie saved 1,386 birr with in the last two years. Her business is selling Injera and in order to expand the Injera business she requested a loan of 3,000 birr. After the group allowed Addisie to take the loan, we gave her a cheque of 3,000 birr. 


 

vendredi 8 juin 2018

Histoire très touchante d' EMEBET

   Emebet Asmare is a 20 year old orphaned girl who graduated from high school three years ago.
   Twelve years ago, Emebet was living with her parents in a rural village named "Belesa".     One day, the family ox gets sick and they tried the traditional healing process but that oxen couldn't get better. 
Soon, the family decided to slaughter the oxen and sell the meat before it dies, as this is the culture in most rural villages. Then, the oxen was slaughtered and its meat was sold for the entire village. The next morning, a terrible incident happened in this particular village. No body, except this eight year old girl, was able to wake-up. Everyone else who ate the oxen meat was dead.
 Later, a government delegation investigated and found that the oxen was sick of Anthrax, a deadly disease of cattle. A week after that incident, the uncle brought little Emebet to Gondar and she started school.
 In 2015, Emebet graduated from high school and the next year she graduated from a beauty college and get hired in hair dresser saloon. 
 Working in the saloon, Emebet joined an SHG group named "Lideta". Emebet has been in the group for 16 months and managed to save 6,771 birr.
 Now, she rented a hair dressing saloon and started her own business. To expand the business, she asked a loan of 15,000 birr. The group permitted her to take the loan and we gave her the cheque for the loan.

Emebet Asmare est une orpheline de 20 ans qui a terminé ses études secondaires il y a trois ans. 
 Il y a douze ans, Emebet vivait avec ses parents dans un village rural nommé "Belesa". Un jour, les bœufs de la famille sont tombés malades et malgré les soins apportés, les bœufs n'allaient pas mieux. Aussi la famille a décidé d'abattre les bœufs et de vendre la viande avant qu'ils ne meurent, car c'est la coutume dans la plupart des villages ruraux. Ensuite, les bœufs ont été abattus et leurs viandes ont été vendus pour l'ensemble du village. 
 Le lendemain matin, un terrible incident s'est produit, aucun villageois n'avait survécu, à l'exception de  cette jeune  fille de huit ans. Tous les autres qui avaient mangés de la viande de bœuf étaient morts. Plus tard, une délégation du gouvernement a enquêté et a constaté que les bœufs étaient malades de l'anthrax, une maladie mortelle pour le bétail. Une semaine après cet incident, l'oncle a amené la petite Emebet à Gondar ou elle a commencé l'école.  
En 2015, Emebet est diplômée de l'école secondaire et l'année suivante, diplômée d'un collège de beauté et a pu ainsi se faire embaucher dans un salon de coiffure.
 
Travaillant dans ce salon, Emebet a rejoint un groupe SHG nommé "Lideta".  
Emebet fait partie du groupe depuis 16 mois et a réussi à économiser 6 771 birr. Maintenant, elle loue un salon de coiffure et a commencé sa propre entreprise.
 Pour développer l'affaire, elle a demandé un prêt de 15 000 birrs. Le groupe lui a permis d'obtenir  le prêt et nous lui avons donné le chèque du prêt.

Retour sur 3 semaines intenses passées sur le terrain.

             Nous venons de passer plusieurs semaines très riches en ETHIOPIE, et avons eu le privilège de visiter des groupes de femmes...